ISBN 979-10-278-0107-7

17,00 EUR

240 pages

avril 2017

La lecture est une amitié

Être préfacé par Marcel Proust (1871-1922), c’est s’exposer à « la douche écossaise de ses flatteries et de ses mots cinglants ». Jacques-Émile Blanche se remit d’ailleurs mal de celle que son ami consentit à ses Propos de peintre. Car son souci n’est pas tant de présenter un ouvrage que de s’en nourrir, voire de l’enrichir. Que vaudrait un livre dont le lecteur ne pourrait s’affranchir ?

En vérité, c’est toujours plus ou moins lui-même que regardent les préfaces de Proust. Traducteur de John Ruskin, qui eut tant d’influence sur lui, il ne craint pas de le contredire dans les présentations qu’il en donne. Quant à Paul Morand, il n’oubliera pas les cuisantes « remarques sur le style » déposées par son aîné au seuil de Tendres Stocks. C’est que les devoirs de l’amitié n’excluent jamais pour lui les exigences de l’art.

Chacune des préfaces de Proust forme ainsi une œuvre en soi, où s’élaborent les grandes idées de la Recherche. « Sur la lecture » en est comme le préambule – et compte parmi les plus belles pages de l’auteur. Ici rassemblés pour la première fois, ces cinq préliminaires donnent à lire le moins snob, le plus honnête – et parfois le plus drôle – des écrivains de son temps.

Sommaire

Les devoirs de l’amitié, par Olivier Philipponnat

Sur la lecture, préface à Sésame et les Lys, de John Ruskin

Préface à La Bible d’Amiens, de John Ruskin

Préface à Au royaume du bistouri, de Rita de Maugny

Préface à Tendres Stocks, de Paul Morand

Préface à De David à Degas, de Jacques-Émile Blanche

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